Un marché d’occasion en crise : les modèles PureTech #
Les modèles équipés du moteur 1.2 PureTech, autrefois célébrés pour leur performance et leur économie de carburant, sont aujourd’hui synonymes de problèmes et de dévaluation rapide.
Une dévaluation alarmante : chiffres et faits #
Prenez par exemple la Peugeot 208 de 2015.
Elle a subi une perte de valeur de 61%, comparativement à des modèles similaires de chez Volkswagen qui ne perdent que 48%.
Les causes techniques d’un désamour croissant #
La raison principale de cette chute de valeur réside dans un défaut technique majeur du moteur PureTech.
La courroie de distribution, qui s’use prématurément en entrant en contact avec l’huile moteur, est souvent pointée du doigt.
- Peugeot 208, 308, 2008
- Citroën C3, C4, DS3
- Opel Corsa, Astra
Face à ces problèmes, le groupe Stellantis a mis en place des mesures correctives, mais la confiance des acheteurs potentiels et des professionnels de l’occasion reste ébranlée.
Les conséquences de ces défaillances techniques peuvent être graves, incluant des risques de casse moteur complète.
Réactions du marché : rejet et méfiance #
Le rejet de ces modèles par les professionnels de l’occasion est presque unanime.
Yoni Dayan, dirigeant du réseau Simplicicar, mentionne clairement qu’ils refusent de reprendre les véhicules PureTech, à moins qu’ils ne soient encore sous garantie.
Stratégies de redressement par Stellantis #
En réponse, Stellantis tente de redresser la barre en proposant des extensions de garantie et des primes de reprise.
Les véhicules plus récents, notamment, bénéficient d’une garantie étendue qui peut atteindre 8 ans ou 160 000 km, une mesure qui essaie de rassurer les acheteurs potentiels.
Ces voitures, malgré leur dévaluation, peuvent représenter une opportunité pour les acheteurs à la recherche de bonnes affaires.
Il est crucial, cependant, de vérifier minutieusement l’historique d’entretien et de s’assurer que la voiture est encore sous garantie, pour éviter des frais de réparation astronomiques.