Les enjeux du sommet de l’aviation #
Ce jeudi à Bruxelles, un rassemblement crucial se prépare.
L’événement, orchestré par A4E, vise officiellement à discuter de la compétitivité de l’aviation européenne.
Cependant, une intention plus discrète semble se dessiner : la modification des droits des passagers.
Des figures telles que Benjamin Smith de Air France-KLM et Michael O’Leary de Ryanair vont marquer de leur présence ce sommet.
Ces leaders influents ne cachent pas leur volonté de revoir le règlement CE 261/2004, essentiel pour les indemnisations en cas de désagrément de vol.
Ce texte, qui a évolué grâce aux actions en justice des voyageurs, risque d’être affaibli sous leur impulsion.
Les propositions controversées #
Durant ce sommet, des propositions potentiellement lourdes de conséquences seront débattues.
Une idée soutenue par A4E serait de rallonger le délai nécessaire pour qu’une indemnisation soit due, passant de 3 à potentiellement 12 heures de retard.
Cela pourrait priver 85 % des voyageurs actuellement éligibles à une compensation.
De plus, l’expansion des circonstances « extraordinaires » pourrait offrir aux compagnies une échappatoire plus grande face à leurs responsabilités.
Dans un contexte où les retards de 3 à 5 heures sont prédominants, ces changements sembleraient favoriser les intérêts des compagnies aux dépens des droits des passagers.
Vers une réforme équilibrée ? #
Face à ces menaces, des voix s’élèvent pour réclamer une modernisation sans régression.
Une initiative soutenue par des entités comme Flightright, qui appelle à une révision qui revalorise les indemnisations, renforce la protection contre l’insolvabilité et intègre les bagages dans le règlement.
Ces ajustements seraient bénéfiques non seulement pour les passagers mais aussi pour la réputation internationale des compagnies européennes.
La nécessité de protéger les droits des passagers tout en permettant aux compagnies de rester compétitives est un équilibre délicat.
Le Sommet de l’Aviation à Bruxelles pourrait bien être un tournant décisif pour l’avenir des voyages aériens en Europe.
Reste à voir si les décideurs opteront pour une vision à court terme ou un engagement durable envers leurs clients.
- Augmentation du seuil d’indemnisation
- Expansion des circonstances extraordinaires
- Intégration des bagages dans le règlement