Une décision controversée #
Le 1er avril 2025 devait marquer une légère amélioration du pouvoir d’achat pour plus d’1,8 million de foyers bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) avec une augmentation annoncée de 1,7%.
Cependant, cette perspective se trouve compromise par la décision de 72 départements de ne pas appliquer cette hausse.
Ces départements, principalement dirigés par des élus de droite et du centre, justifient leur position par des difficultés financières croissantes.
La chute des recettes fiscales et l’augmentation des charges, notamment dues à l’explosion des coûts des prestations sociales, placent ces collectivités dans une position délicate.
La baisse des droits de mutation à titre onéreux, qui a atteint 13,2% en 2024, a également joué un rôle dans cette détérioration financière qui pousse les départements à refuser cette augmentation non compensée par l’État.
Le coût du modèle social français #
Les départements en question évaluent à près d’un milliard d’euros les dépenses supplémentaires attendues pour l’année 2025.
Face à ces chiffres, les responsables locaux affirment que le modèle social français a certes un coût, mais que ce ne peut être aux seuls départements de l’assumer.
Cette position reflète un désaccord profond avec la gestion centralisée des aides sociales, qui, selon eux, ne prend pas suffisamment en compte la réalité économique locale.
Un communiqué, largement relayé par des médias tels que Le Figaro et Le Monde, exprime clairement cette position : refus de toute dépense nouvelle ou supplémentaire décidée unilatéralement par le gouvernement et non compensée intégralement.
Ainsi, les départements montrent leur mécontentement face à ce qu’ils perçoivent comme une imposition financière injuste.
Conséquences pour les bénéficiaires #
Les bénéficiaires du RSA dans ces 72 départements ne verront pas leur allocation revalorisée au 1er avril, contrairement à leurs homologues d’autres régions.
Cette inégalité de traitement risque de créer un sentiment d’injustice et de frustration parmi les populations les plus vulnérables.
Le refus de ces départements pourrait également nuire à l’image du système de solidarité sociale français, qui repose sur une égalité de traitement à l’échelle nationale.
Les répercussions ne se limitent pas aux aspects financiers mais touchent également le moral des bénéficiaires qui, face à une précarité déjà accablante, se voient privés d’un soutien espéré.
Cela soulève de sérieuses questions sur la cohésion sociale et la capacité du système à répondre équitablement aux besoins de tous les citoyens.
- Impact financier sur les départements
- Sentiment d’injustice chez les bénéficiaires
- Possibles répercussions sur la cohésion sociale